Une culture du travail transversal

Le service de Médecine Interne et Maladies Infectieuses de l’hôpital Max Fourestier joue un rôle pivot dans la transversalité des compétences de l’établissement, mais également du territoire Nord du 92, hors APHP.

Dr Loubna El Mansouf, Cheffe du service de Médecine Interne et Maladies infectieuses, infectiologue, Présidente du CLIN (Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales)

Un établissement de court et moyen séjour à vocation sanitaire et sociale

Le Centre d’Accueil et de Soins Hospitaliers (CASH) Hôpital Max Fourestier de Nanterre couvre un bassin de population de près de 250 000 habitants au nord du département des Hauts-de-Seine. « Il s’agit d’un établissement unique doté d’une double vocation sanitaire et médico-sociale, héritée de son histoire, avec un pôle hospitalier de qualité (473 lits et places) tourné vers la ville, et un pôle médico-social assurant une mission d’hébergement et de prise en charge médico-sociale des personnes sans abri (479 lits et places) », explique le Dr Loubna El Mansouf.

En outre, le CASH de Nanterre propose de nombreux services à ambition d’offre de prévention, à orientation ambulatoire, des programmes d’éducation thérapeutique et en coopération avec la ville : un plateau de consultations, le siège du Centre de Lutte Anti- Tuberculeuse des Hauts de Seine (CLAT92), un Centre de prévention et de diagnostic des pathologies chroniques (VI’TAL), une Permanence d’Accès aux Soins de Santé (PASS), une antenne du Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD) du VIH(1) et des infections sexuellement transmissibles, un Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA).

Un service de proximité et de qualité

Le service de Médecine Interne et Maladies Infectieuses ac- cueille les patients en aval des urgences, notamment ceux relevant d’une orientation infectieuse (infections bactériennes communautaires et nosocomiales courantes, tuberculose, in- fection par le VIH, grippe, etc.), une maladie systémique (lupus, PTI(2), rhumatisme inflammatoire), des diagnostics complexes (fièvre inexpliquée) ou des bilans d’amaigrissement. Il accueille également les patients programmés en lien avec les demandes des libéraux du territoire. « Nous sommes le seul service d’hos-

pitalisation en maladies infectieuses dans notre GHT et notre activité se répartit en une hospitalisation complète (20 lits en chambres individuelles), une hospitalisation de jour (pour les bilans VIH, VHB(3), VHC(4)…) et des consultations spécia- lisées (maladies infectieuses, VIH, VHB, VHC, maladies sys- témiques, hypnose médicale, consultations PrEP(5)). De plus, un programme d’ETP(6) est proposé aux patients infectés par le VIH et les hépatites virales chroniques », précise la cheffe de service. Par ailleurs, en lien avec les autres spécialités de l’établissement, le service de Médecine Interne accueille les patients présentant une néoplasie évolutive, ceux nécessitant un sevrage et encore les patients de gastro-entérologie.

« Nous sommes également le service référent pour l’établissement en ce qui concerne le bon usage des antibiotiques et les Accidents d’Exposition aux Virus (AEV) », poursuit le Dr El Mansouf. Enfin les praticiens du service participent à l ’astreinte francilienne en infectiologie, depuis mars 2016.

Nous sommes le seul service d’hospitalisation en maladies infectieuses dans notre GHT


Dr Loubna El Mansouf

De nombreux projets pour l’avenir

L’un des projets phares du service est la création d’un centre de référence et de coordination pour les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), pour le territoire Nord du 92, en collaboration avec l’hôpital Louis Mourier. « Ce projet, coordonné par le CASH de Nanterre, devrait amener progressivement notre file active à 1 300 patients, contre 275 aujourd’hui », indique la cheffe de service.

D’autres projets sont en cours, tels que la mise en place d’une consultation en sexologie, l’augmentation de la capacité d’hospitalisation à 25 lits, un partenariat avec le Togo sur le conseil en antibiothérapie, la création de RCP(7) en antibiothérapie, le projet d’une chambre à pression négative compte tenu du nombre de patients tuberculeux que nous recevons en collaboration avec le CLAT92. « Tout cela s’ins- crit dans le projet ambitieux de réorganisation architecturale du CASH à l’horizon 2023 ! », conclut le Dr El Mansouf.